La Réha, c’est l’expérience Ithaques

Faire oeuvre sans construire, en retravaillant un ouvrage déjà là. Faire oeuvre commune à travers le temps avec les architectes qui ont produit, par exemple, le patrimoine souvent incompris des trente glorieuses. Lire les intentions à travers le bâti. Faire lien entre
le frénétique enthousiasme d’alors et une démarche attentive et frugale d’aujourd’hui. Agir.

Du mois, du monde, un cercle vertueux


Prendre soins des logements sociaux érigés au 20ème siècle est une nécessité sociale et urbaine qui patiemment, un projet plus un autre, pèse de manière compacte dans la balance environnementale du pays. L’abaissement des charges participe d’un
cercle vertueux mettant en écho les intérêts locaux et globaux. Réhabiliter c’est faire
oeuvre utile à condition de ne pas prendre les bénéfices sociaux et environnementaux
pour acquis et de développer chaque projet avec méthode, sensibilité et attention, en architectes.

Pour ces gens là

Les litotes travaillent pour les gens qui vivent le bâtiment, pour les passants, pour tout un chacun. Le programme est un moyen d’améliorer le quotidien dans un contexte unique. Le projet, même le plus ambitieux, tient davantage de l’inflexion que
de la mutation. Il y a toujours quelque chose qui marche dans un endroit, un faisceau
d’observations et d’échanges qui donnent matière à projet. Ce qui est préconçu chez les litotes ce n’est pas la réponse, c’est la manière éclectique d’interroger le lieu pour construire un parti mesuré, parfois étonnant, jamais dépourvu d’évidence.

Que cherchais-tu à faire ?

Le plus standard des bâtiments préfabriqués parle de son époque et des aspirations de
ses concepteurs. L’analyse du bâti, aussi clinique soit elle, initie toujours un dialogue
entre maîtres d’oeuvre. Entre ceux qui ont fabriqué et qui s’expriment par leur oeuvre
et ceux qui réparent, transforment, isolent, agrandissent, magnifient, terminent, ajustent, infléchissent, transposent. Quelle était ta commande ? Quels étaient tes références, tes inspirations ? Comment était le site ? Et pardessus tout : qu’aurais-tu fait avec plus de temps, plus de moyens ? Qu’aurais-tu proposé si l’on avait travaillé ensemble sur ce nouveau programme ?

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REHA