Logements de plein air, référentiel et exemples mise en œuvre

La typologie pour améliorer le confort.

Il y a des typologies de logements plus résilientes que d’autres au réchauffement climatique. Partant de ce constat nous avons établi quelques règles qui guident la conception de nos logements neuf. Rien d’absolument nouveau si ce n’est la généralisation des bonnes pratique. Ce qui est encore l’exception est pour nous devenu la règle. 

Un référentiel pour n’oublier aucun logement

Depuis une première réalisation à Lyon en 2018, avec des logements en ventilation naturelle répartie, l’atelier Litotes précise patiemment ses intentions, sa méthode. D’un projet à l’autre, la checklist utilisée pour confirmer la qualité de chaque logement s’affine.

Dépasser les cahiers des charges ambitieux.

Ces point de vigilances sont architecturaux. Ils orientent principalement la conception des typologies de logements et des étages courants. Ils intègre les attentes que l’on trouve sur les cahiers des charges ambitieux concernant les usages et la bioclimatique. Ils comportent en plus des points précis spécifiquement dédiés au confort d’été.

Mieux supporter la canicule

Pour un rafraichissement passif des logements, les deux leviers reconnus sont mis en œuvre : améliorer le confort en journée par la conception du rapport intérieur extérieur et rafraîchir le logement (notamment la nuit) par une ventilation naturelle effective.

Un rapport différent à l’éclairage naturel :

Avec des séjours en double orientation prolongés de pièces de vies extérieures le logement gagne en profondeur. L’image moderne de la serre cède la place à un habitat plus intérieur, plus protecteur, à la spatialité plus complexe. Cet équilibre entre confort hygrothermique, qualité spatiale et quantité d’éclairage naturel est l’un des points centraux de chaque nouveau projet.

Dépasser le dogme de la compacité :

La compacité de l’enveloppe fait consensus en satisfaisant les trois économies : travaux, carbone en construction et dépenses énergétiques. Délicat d’appeler à une modération de son optimisation et pourtant, il est nécessaire de desserrer un peu le linéaire de façade pour mieux ventiler les logements. La double orientation sur la majorité des T2, l’éclairage des salles d’eau le réclament. L’effort est quantifiable, nous y reviendrons dans un prochain article, le travail se poursuit…

La typologie pour améliorer le confort.

Il y a des typologies de logements plus résilientes que d’autres au réchauffement climatique. Partant de ce constat nous avons établi quelques règles qui guident la conception de nos logements neuf. Rien d’absolument nouveau si ce n’est la généralisation des bonnes pratique. Ce qui est encore l’exception est pour nous devenu la règle.

Depuis une première réalisation à Lyon en 2018, avec des logements en ventilation naturelle répartie, l’atelier Litotes précise patiemment ses intentions, sa méthode. D’un projet à l’autre, la checklist utilisée pour confirmer la qualité de chaque logement s’affine.

Ces point de vigilances sont architecturaux. Ils orientent principalement la conception des typologies de logements et des étages courants. Ils intègrent les attentes que l’on trouve sur les cahiers des charges ambitieux concernant les usages et la bioclimatique. Ils comportent en plus des points précis spécifiquement dédiés au confort d’été.

Pour un rafraichissement passif des logements, les deux leviers reconnus sont mis en œuvre : améliorer le confort en journée par la conception du rapport intérieur extérieur et rafraîchir le logement (notamment la nuit) par une ventilation naturelle effective.

Avec des séjours en double orientation prolongés de pièces de vies extérieures le logement gagne en profondeur. L’image moderne de la serre cède la place à un habitat plus intérieur, plus protecteur, à la spatialité plus complexe. Cet équilibre entre confort hygrothermique, qualité spatiale et quantité d’éclairage naturel est l’un des points centraux de chaque nouveau projet.

La compacité de l’enveloppe fait consensus en satisfaisant les trois économies : travaux, carbone en construction et dépenses énergétiques. Délicat d’appeler à une modération de son optimisation et pourtant, il est nécessaire de desserrer un peu le linéaire de façade pour mieux ventiler les logements. La double orientation sur la majorité des T2, l’éclairage des salles d’eau le réclament. L’effort est quantifiable, nous y reviendrons dans un prochain article, le travail se poursuit…

1 | Ventiler le cœur du logement

L’air traverse-t-il réellement le logement ? La question prend de l’importance dès lors qu’un logement mal ventilé est promis à une climatisation mécanique individuelle. Suffit-il à un logement d’être traversant pour qu’il soit pourvu de courants d’air ? Que se passe-t-il si les portes de chambres sont fermées ? Pour que l’air traverse et rafraîchisse effectivement le logement avec des contraintes d’usages pragmatiques, le cheminement de l’air de façade à façade peut se faire indépendamment des chambres. L’air passe par le séjour, par la cuisine, par les pièces humides.

2 | Des fenêtres réellement ouvertes

Les baies ont besoin d’être protégées du soleil et une partie d’entre elles ont besoin de rester ouvertes la nuit.
L’une de ces deux affirmations est généralement admise. Si les habitants craignent les intrusions, les moustiques, les fenêtres qui claquent, ils fermeront les fenêtres et tous les dispositifs de ventilation naturelle seront vains. 2 | Des fenêtres réellement ouvertes

Les solutions sont diverses et bien identifiées, en faire l’économie c’est courant, mais est-ce bien raisonnable ?

3 | Des pièces humides ouvertes

La ventilation des salles d’eau et des WC permet au courants d’air de trouver son chemin à travers l’espace nuit sans passer par les chambres.


Par l’ouverture d’une fenêtre, un rayon de soleil, les sons extérieurs, le rare confort apporté aux espaces les plus intimes du logement n’est pas anodin.


Une salle d’eau sait être le lieu le plus agréable d’un logement par une après-midi caniculaire.

4 | Des pièces de vie extérieures

Les espaces extérieurs sont déterminants pour traverser les périodes de canicules.
Offrent ils des surfaces ombragées ?
Sont ils protégés des vents, des regards ?
Quel est leur impact sur l’éclairage du logement ?
Permettent ils simultanément d’installer une table, une chaise longue et des plantes (prétexte à arroser) ?
Les dispositifs en deux loggias, une grande pour le séjour, une petite pour la cuisine (sur une façade différente) sont un objectif souvent réalisable.

1 | Projet laboratoire

Cette première mouture du logement de plein air s’inscrit en entrée ZAC, dans une volumétrie contrainte, avec des enjeux précis d’articulations urbaines. Elle développe une démarche très complète et valorisée par une commande exceptionnellement ambitieuse. Retenons les façades sud perspirantes en tuffeau et mélange terre-chanvre ainsi que l’allotissement des toitures en parties communes et jardinets privatifs.

Lieu : Tours, écoquartier Monconseil

Maitrise d’ouvrage : Sully immobilier

Budget : 2.3 M€ HT

Mission : Concours (2022)

Architecture : Litotes

  • concours : Vladimir Doray et Fabrice Lagarde

Paysage : Sativa

BE Structure et enveloppe : CREA Anjou

BE Fluides, VRD Economie : Mecobat

Biodiversité : Biodiversio

2 | Une forme pure

Le contexte permet le développement de deux plots ouverts sur quatre face, installés dans la pente. Ce projet, lauréat de IMGP3, a bénéficié d’une attention soutenue pour les sujets environnementaux tout en restant dans un cadre commercial réaliste pour Valenton.
Au fil de la consultation, le programme a densifié la parcelle par paliers, ce qui a entraîné une optimisation progressive du plan d’étage courant. Ce travail d’un an nous a permis d’acquérir un savoir faire qui se révèlera opérant dans d’autres contextes.

Lieu : Valenton

Maitrise d’ouvrage : Parisudam mandataire, Cibex promoteur logements

Budget : 7,5 M€ HT

Mission : Complète

Avancement : projet lauréat 2023, démarrage suspendu

Architecture : Litotes

  • concours : Fabrice Lagarde, Vladimir Doray, Eric de Mélo

Paysage : Mélanie Drevet

Environnement : LAB ingénierie

3 | Un contexte urbain dense

Le projet est en cours, nous sommes dans une ZAC de centre ville à Rennes.
La forme urbaine et l’écriture architecturale du projet sont issues d’une fructueuse concertation qui donne à la démarche, encore naissante du logement de plein air, l’occasion de démontrer sa souplesse, sa capacité d’adaptation à des contextes variés.

Lieu : ZAC de l’Adoration à Rennes (35)

Maitrise d’ouvrage : Archipel Habitat

Budget : 3.8 M€ HT

Mission : MOP, en cours

Architecture : Litotes

  • Offre : Vladimir Doray & Fabrice Lagarde
  • Etudes : Fabrice Lagarde, Chloé Goutille, Eric de Mélo

BE Structure : Ouest Structure

BE Fluides, thermique, QEB : Thalem

Economie : ECO2L

4 | Entre pavillonnaire et intermédiaires

Le projet est en cours, nous sommes dans une ZAC de centre ville à Rennes.
La forme urbaine et l’écriture architecturale du projet sont issues d’une fructueuse concertation qui donne à la démarche, encore naissante du logement de plein air, l’occasion de démontrer sa souplesse, sa capacité d’adaptation à des contextes variés.

Lieu : quartier des Bruyères, Le Mans (72)

Maitrise d’ouvrage : Le Mans Métropole Habitat

Budget : 7.8 M€

Mission : Concours 2024

Architecture et économie : Litotes

  • Offre : Vladimir Doray, Fabrice Lagarde, Antonio Garcia Orozco

Paysage : Ker Anna

BE Structure : Créa Anjou Ecoconstruction

BE Fluides, thermique, QEB : Thalem

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des typologies de logements résilientes au réchauffement climatique.